Pourquoi notre nez coule en hiver?

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Vous ne verrez plus jamais vos sécrétions nasales de la même manière. Sortez les mouchoirs.

L’arrivée de l’hiver augure le grand retour des chocolats chauds, des écharpes et des bonnets, des concours d’éternuements au bureau… et des stocks de mouchoirs dans nos poches. Car en hiver, c’est inévitable, notre nez coule dès lors que l’on met le pied dehors. Ce phénomène parfois pénible (ou gênant) n’est en fait pas dû au hasard et répond à une nécessité physiologique.

D’extérieur, il a l’air simple et pourtant, le nez cache un système assez sophistiqué. Lorsque l’air pénètre dans nos narines, il se retrouve au contact du mucus, un produit épais et gluant qui tapisse les parois de nos fosses nasales. Le mucus est bien utile: non seulement il humidifie l’air, mais il est aussi capable de le filtrer en capturant les particules qu’il transporte.

Une fois chargé de ces éléments indésirables, le mucus est évacué vers le fond de la gorge par des cellules ciliées qui agissent à la manière d’un tapis roulant, puis il rejoint le circuit digestif normal. Adieu poussières, pollens, virus et bactéries! Cette filtration a lieu en permanence: chaque jour, nous avalons en moyenne un litre de ce mucus. Et les «crottes de nez» ne sont rien d’autre que des résidus de mucus séchés.

Pourquoi notre nez coule même si l’on n’est pas malade?

Il ne vous a pas échappé qu’en hiver, malades ou pas, nous avons le nez qui coule. Cela s’explique par la conjugaison de phénomènes physiques et biologiques. Lorsque les températures chutent, l’air devient plus sec. Pour que la muqueuse nasale ne s’assèche pas au contact de l’air, les cellules se mettent à fabriquer davantage de mucus. Par ailleurs, les cellules ciliées sont moins mobiles quand il fait froid. Sans ce tapis roulant, le mucus n’est plus évacué vers le fond de la gorge, mais il s’écoule par nos narines.

À cela s’ajoute un phénomène physique. La vapeur d’eau que nous expirons passe d’un environnement chaud et humide (nos poumons) à l’air extérieur, froid et sec. Ce changement soudain de température provoque la condensation de la vapeur, qui passe alors à l’état liquide et s’ajoute au mucus. Voilà pourquoi en hiver, il faut toujours avoir un paquet de mouchoirs sur soi avant d’aller dehors.

Que se passe-t-il quand on a un rhume?

Il arrive que des virus parviennent à passer entre les mailles du mucus et s’attaquent aux cellules de la muqueuse nasale. C’est le début d’un rhume. En réaction, le nez va fabriquer encore plus de mucus pour tenter de mettre dehors les microbes. En parallèle, le système immunitaire ne tarde pas à rappliquer. Les vaisseaux sanguins se dilatent pour permettre la venue rapide des globules blancs. La muqueuse, siège d’une inflammation, gonfle, ce qui réduit le diamètre des voies respiratoires et augmente la résistance à l’écoulement. Le nez se bouche, quand il n’est pas occupé à laisser échapper des sécrétions épaisses et verdâtres.

Si cela vous arrive, il n’y a pas grand-chose à faire. Les rhumes sont le plus souvent dus à des virus - il en existe plus d’une centaine - contre lesquels nous n’avons aucun médicament efficace. Seuls les symptômes peuvent être soulagés. Et ce n’est pas bien grave, puisqu’un rhume guérit spontanément en une à deux semaines. Le sérum physiologique en dosette et l’eau salée en spray sont les seuls produits utiles pour humidifier et dégager les voies nasales.

source: http://sante.lefigaro.fr/article/pourquoi-notre-nez-coule-en-hiver-/

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