LA MARTINIQUE

D’une superficie totale de 1 128 km2, ce qui la place au troisième rang après Trinidad et la Guadeloupe dans le chapelet d’îles qui constituent les Petites Antilles ou Îles du Vent, la Martinique s’étire sur environ 70 km de longueur, pour 30 km de largeur. Le point culminant est le volcan de la montagne Pelée (1 397 m). Comme le reste des petites Antilles, la Martinique est soumise au risque sismique (aléa sismique fort9) : ainsi, le 29 novembre 2007 à 15 heures, heure locale, un séisme de magnitude 7,4 sur l’échelle de Richter a eu lieu au large de l’île10.

On sépare généralement la Martinique en deux zones distinctes. D’une part, une zone située au nord d’un axe Fort-de-France - Le Robert, qui constitue la partie la plus montagneuse et sauvage de l’île, domaine de la forêt tropicale, et, d’autre part, une zone située au sud de cet axe, moins accidentée, plus sèche et qui regroupe la majorité des installations touristiques.

Le relief est accidenté sur cette île d’origine volcanique. Les zones volcaniques anciennes correspondent à l’extrême sud de l’île (Savane des pétrifications) et à la presqu’île de la Caravelle à l’est. L’île s’est développée dans les dernières 20 millions d’années par une suite d’éruptions et de déplacements de l’activité volcanique vers le nord. Le dernier volcan en date, toujours actif, est la Montagne Pelée, qui occupe tout le nord actuel de l’île et culmine à 1 397 m. Les deux dernières grandes phases éruptives ont eu lieu de 1902 à 1905 (l’éruption du 8 mai 1902 détruisit Saint-Pierre et fit 28 000 morts en 2 minutes, celle du 30 août 1902 fit près de 1 100 morts, essentiellement au Morne-Rouge et à L’Ajoupa-Bouillon) et de 1929 à 1932.

À la suite de phénomènes d’érosion toujours violents en Martinique à cause de la forte pluviosité due à l’évaporation océanique apportée par les alizés, les hauts volcans de formation récente situés au nord de l’île (mont Pelé et pitons du Carbet (1 196 mètres)) font place, dans le sud, à des « mornes » aux sommets arrondis ou plats et aux fortes pentes d’une altitude généralement comprise entre 100 et 300 mètres.

La montagne du Vauclin, point culminant du sud de l’île, atteint 504 m d’altitude. Les plaines situées au centre et en bordure côtière, les « fonds », sont séparées par des escarpements et sont généralement de petite dimension.

Le domaine bioclimatique de la Martinique est un domaine tropical plutôt humide. Les instructions nautiques modernes distinguent deux saisons marquées, liées aux précipitations : la saison humide, de mai à novembre, et la saison sèche de février à avril. Cette saison sèche correspond normalement à une période de grosses chaleurs et de sécheresse. Comme elle commence normalement après le carnaval, elle est appelée carême. En pratique, les fluctuations sont nombreuses. Il y a des hivernages plus longs ou plus courts selon les années ou bien des hivernages tardifs ou précoces, des carêmes très secs ou pluvieux. Il tombe en moyenne 80 mm d’eau en mars au Lamentin (plaine centrale située au niveau de la baie de Fort-de-France) et 260 mm d’eau en octobre.

Les alizés soufflent du nord-est à l’est pendant la majeure partie de l’année, croissant pendant la matinée et décroissant pendant l’après-midi pour tomber le soir. C’est le régime de vent de la saison sèche durant laquelle les passages du vent au Sud-Est ou au Sud sont toujours de très courte durée (quelques heures).

Le climat de la Martinique est directement réglé par les positions de l’anticyclone des Açores qui dirige l’alizé de nord-est, et de la zone de basses pressions équatoriales où les alizés de l’hémisphère nord rencontrent ceux de l’hémisphère sud, le long de la zone de convergence intertropicale.

Pendant le temps de l’hivernage, le régime des vents est beaucoup plus instable. Ils varient de l’est-nord-est à l’ouest en passant par le sud. Pendant cette période, le vent peut rester pendant plusieurs jours de secteur sud. Ce secteur sud était d’autant plus redouté au temps de la colonie, qu’une grande partie des baies étaient frangées de mangrove et que le vent repoussait alors sur l’île les émanations de ces marécages, réputées malsaines et dangereuses pour les Européens récemment installés.

La température moyenne annuelle est de 26 °C. Les mois les plus chauds sont ceux de mars, avril et mai, tandis que les mois les plus frais sont ceux de décembre et de janvier. Les températures les plus chaudes relevées l’ont été à Saint-Pierre et dans le Nord-Caraïbe avec 38 à 43 °C début juin 2011 et la plus basse environ 12 °C à Fonds-Saint-Denis (entre Pitons du Carbet et Montagne Pelée) en mars 1965. On constate en moyenne six jours par an au Lamentin une température inférieure à 18 °C. Il faut également savoir que le climat de la Martinique peut changer rapidement et passer d’un climat ensoleillé et sec à un temps très pluvieux et perdre jusqu’à 5°C en moins de dix minutes.


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